Le polar « de banlieue » comme scène de déploiement du malaise social français

le cas des romans « dyonisiens » de Rachid Santaki

Autores

  • Iona Marcu

Resumo

Roman noir violent, le polar raconte des faits explosifs quotidiens qui se déroulent, la plupart du temps, dans un espace bien précis, à savoir la ville. Il décrit ainsi, comme le remarque d’ailleurs la critique, les plus graves troubles de la société actuelle. Crimes, racisme, trafics, terrorisme, vols, etc., tous ces délits deviennent la marque d’un monde déséquilibré, un monde en crise. Le polar de « banlieue », à l’instar de la littérature de banlieue en général, circonscrit encore plus la scène où s’affrontent les « misérables » modernes. Les cités HLM, les quartiers sensibles souffrent à cause de la désintégration urbaine, leurs habitants deviennent des victimes de la dissolution spatiale et sociale. Rachid Santaki met en scène dans ses productions littéraires des jeunes qui ont perdu leurs repères, acteurs dans une société où l’argent est la seule valeur, où la violence est monnaie courante. Dans notre contribution, nous nous proposons de voir quels sont les différents aspects du malaise social français que Santaki dénonce dans les romans Flic ou Caillera (2013) et Les Princes du bitume (2017).

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2022-01-13

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